Cartographier l’érosion sur la province Sud

L'érosion fait partie des phénomènes qui perturbent fortement l'équilibre des systèmes naturels. Pour cette raison, l'OEIL a engagé l'acquisition d'imagerie satellitaire et la production de données géographiques pour mieux caractériser cette pression et effectuer un suivi des surfaces contribuant aux processus érosifs d’origine physique sur la partie terrestre.

Faire un bilan du phénomène érosif
L’objectif de l’étude est d’établir un état de référence du phénomène sur l’ensemble de la province Sud, point de départ d’un suivi périodique, et de renseigner des chiffres-clefs sur le processus. Le but global est de connaître l’ampleur de l’impact sédimentaire sur les cours d’eau et le lagon calédonien. Ce bilan prendra la forme d’une cartographie des éléments participant au processus d’érosion physique (ravines, sols nus, etc.) en y associant des informations complémentaires (origine, dynamique spatio-temporelle, etc.).

Une pression majeure encore mal connue
L’érosion constitue une des pressions majeures en Nouvelle-Calédonie. La géographie particulière du pays (relief important, précipitations fortes, sols fragiles, etc.) et les activités humaines (mine, urbanisation, incendies, etc.) favorisent ce phénomène. Pour autant, cette pression est encore mal caractérisée. Les données existantes à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie datent de plus de 10 ans, traitent uniquement le substrat minier avec une niveau d’identification sommaire et présentent un problème de calage géographique. Elles ne permettent pas de quantifier le phénomène et de suivre son évolution dans le temps.

Méthode

Cette cartographie des sols nus et dégradés sera produite sur la base d’images satellites à très haute résolution spatiale grâce à un traitement semi-automatique et de la photo interprétation par un spécialiste du phénomène. Un contrôle terrain permettra de valider la justesse de la classification effectuée. La dynamique spatio-temporelle sera réalisée par comparaison avec le fonds d‘imagerie de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) datant de 1976  qui a récemment été orthorectifié par la DITTT.

Partenaires
Conseil Scientifique de l’OEIL, DDR, DENV, DIMENC, DITTT, DTSI, Fonds Nickel